La sécurité sur un chantier : la responsabilité de qui?
Sur un chantier de construction, on parle beaucoup de santé et sécurité au travail. Cependant, lorsqu’un risque est identifié ou qu’un incident survient, une question revient souvent : qui est réellement responsable de la sécurité sur un chantier?
Est-ce le surintendant? Le contremaître? Le coordonnateur SST? L’employeur? Ou encore le travailleur lui-même? En réalité, même si les responsabilités varient selon les fonctions de chacun, la sécurité sur un chantier repose sur toute l’équipe. Autrement dit, chacun a un rôle à jouer.
Tout d’abord, la sécurité commence avant le chantier
Tout d’abord, un chantier sécuritaire ne commence pas simplement lorsque les travailleurs arrivent le matin. Au contraire, une bonne partie du travail de prévention se fait bien avant le début des travaux.
En effet, la planification des travaux, l’organisation du chantier, l’identification des risques et la coordination des sous-traitants peuvent avoir une influence directe sur la sécurité. De plus, la disponibilité des équipements appropriés et la préparation des différentes étapes du projet permettent de réduire plusieurs risques.
Ainsi, plus la santé et la sécurité sont intégrées tôt dans la planification, plus il devient facile de créer de bonnes habitudes sur le terrain. Par conséquent, la prévention devrait être considérée comme une partie intégrante du projet plutôt que comme une étape supplémentaire.
Ensuite, l’employeur a des responsabilités importantes
Ensuite, l’employeur joue évidemment un rôle majeur en matière de santé et de sécurité. En effet, il doit mettre en place les mesures nécessaires afin de protéger les travailleurs et de réduire les risques présents dans leur environnement de travail.
Cependant, avoir des politiques, des procédures et des équipements ne suffit pas. Encore faut-il que ces mesures soient comprises et, surtout, appliquées quotidiennement.
De plus, les travailleurs doivent avoir accès aux équipements nécessaires pour accomplir leurs tâches de façon sécuritaire. Par ailleurs, ils doivent recevoir les informations et les consignes appropriées afin de bien comprendre les risques liés à leur travail.
Par conséquent, la prévention doit faire partie de la culture de l’entreprise. Autrement dit, la SST ne devrait pas simplement se retrouver dans un manuel ou sur une affiche dans la roulotte de chantier.
De plus, le surintendant et le contremaître donnent le ton
De plus, les gestionnaires présents quotidiennement sur le chantier ont une influence importante sur les comportements de l’équipe. En effet, un surintendant ou un contremaître qui accorde réellement de l’importance à la sécurité envoie rapidement un message clair.
À l’inverse, lorsqu’un gestionnaire ferme les yeux sur certaines pratiques afin de gagner quelques minutes, le message envoyé peut être tout aussi puissant. C’est pourquoi le leadership en SST passe énormément par l’exemple.
Par exemple, lorsqu’un gestionnaire prend le temps de corriger une situation dangereuse, il démontre concrètement ses priorités. De la même façon, lorsqu’il écoute les préoccupations d’un travailleur, il contribue à créer un climat dans lequel les employés se sentent à l’aise de parler.
Ainsi, une bonne culture SST se construit autant par les actions quotidiennes que par les politiques officielles de l’entreprise.
Par ailleurs, le coordonnateur SST joue un rôle essentiel
Par ailleurs, sur plusieurs chantiers de construction au Québec, le coordonnateur en santé et sécurité (CoSS) occupe une place importante dans la prévention. Notamment, son expertise permet d’identifier certains risques, de soutenir les équipes et de contribuer à l’application des mesures de prévention.
De plus, le coordonnateur SST peut sensibiliser les différents intervenants présents sur le chantier. Cependant, sa présence ne signifie pas que les autres peuvent lui transférer toute la responsabilité de la sécurité.
Autrement dit, la SST n’est pas seulement « la job de la personne en sécurité ». Au contraire, pour qu’une culture de prévention fonctionne réellement, les gestionnaires, les professionnels, les sous-traitants et les travailleurs doivent également participer.
Également, les travailleurs ont un rôle à jouer
Également, les travailleurs jouent un rôle essentiel puisqu’ils sont directement exposés aux réalités du terrain. Par conséquent, ils sont souvent parmi les premiers à remarquer qu’une situation a changé ou qu’un nouveau risque est apparu.
Par exemple, un équipement déplacé, une ouverture non protégée, un accès encombré ou une méthode de travail différente peuvent rapidement créer un danger. De même, une situation qui semble simplement inhabituelle mérite parfois qu’on prenne quelques secondes pour la vérifier.
C’est pourquoi il est important que les travailleurs puissent signaler ce qu’ils observent. Surtout, ils doivent sentir qu’ils peuvent le faire sans avoir l’impression de déranger ou de ralentir inutilement les travaux.
En effet, une simple intervention entre collègues peut parfois prévenir un incident. Par exemple, dire : « Attends deux secondes, on va vérifier avant de continuer » peut sembler banal. Pourtant, ces quelques secondes peuvent faire une énorme différence.
Cependant, les échéanciers peuvent mettre de la pression
Cependant, la réalité des chantiers au Québec n’est pas toujours simple. En effet, les échéanciers sont souvent serrés et les équipes doivent composer avec de nombreux imprévus.
Par exemple, les retards de livraison, les changements aux plans, les interventions des sous-traitants, les inspections et les conditions météorologiques peuvent tous modifier le déroulement d’une journée. De plus, lorsque plusieurs corps de métier travaillent simultanément, la coordination devient encore plus importante.
Dans ce contexte, il peut être tentant de prendre un raccourci afin de sauver quelques minutes. Pourtant, quelques minutes gagnées ne valent jamais un accident.
Au contraire, un incident peut avoir des conséquences humaines importantes. De plus, il peut désorganiser complètement les travaux. Par conséquent, prendre quelques minutes supplémentaires pour sécuriser une tâche représente rarement une véritable perte de temps.
En plus, une bonne culture SST permet de parler
En plus, une véritable culture de sécurité ne consiste pas uniquement à porter les bons équipements ou à respecter les procédures. Elle consiste également à créer un environnement dans lequel chacun peut s’exprimer lorsqu’une situation semble risquée.
Par exemple, un travailleur devrait pouvoir dire : « Je ne suis pas certain que ce soit sécuritaire » sans craindre de passer pour quelqu’un qui ralentit le chantier. De la même façon, un gestionnaire devrait pouvoir recevoir ce commentaire comme une information utile plutôt que comme une critique.
En effet, lorsqu’une équipe communique ouvertement, les risques peuvent être identifiés plus rapidement. Ainsi, les problèmes peuvent souvent être corrigés avant qu’un incident survienne.
Par conséquent, encourager les travailleurs à parler lorsqu’ils voient quelque chose d’inhabituel peut contribuer directement à améliorer la prévention sur le chantier.
Alors, qui est responsable de la sécurité sur un chantier?
Finalement, la réponse est assez simple : tout le monde a un rôle à jouer.
Bien sûr, les responsabilités et les obligations ne sont pas identiques pour tous. Cependant, sur le terrain, chaque personne peut contribuer à rendre le chantier plus sécuritaire.
Ainsi, l’employeur doit mettre en place les mesures appropriées. Ensuite, les gestionnaires doivent donner l’exemple. De leur côté, les responsables SST doivent soutenir la prévention. Enfin, les travailleurs doivent appliquer les méthodes sécuritaires et signaler les risques qu’ils observent.
De plus, les différentes équipes doivent être capables de communiquer entre elles. En effet, sur un chantier où plusieurs personnes et plusieurs corps de métier travaillent simultanément, l’information peut faire toute la différence.
En conclusion, la sécurité sur un chantier ne devrait jamais être perçue comme la responsabilité d’une seule personne. Au contraire, elle repose sur une responsabilité partagée et sur une collaboration constante entre tous les intervenants.
Parce qu’au bout du compte, prendre soin de sa propre sécurité est essentiel. Cependant, prendre également soin de la personne qui travaille à côté de nous permet d’aller encore plus loin.
Finalement, un chantier réellement sécuritaire, c’est un chantier où tout le monde se sent responsable de la prévention.






